Mes premières heures à Berlin!
Après un long voyage (7h00 d’avion et 4h15 de train), je suis enfin arrivé à Berlin! J’ai pensé écrire immédiatement toutes mes impressions, quitte à les corriger par la suite, pour ne pas les oublier. Il me faut préciser de prime abord que je ne suis pas un aventurier comme nombre de mes amis et que c’est la première fois que je traverse l’Atlantique, avec toutes les autres premières fois que ça comporte (langue, décalage horaire, etc.). Vous êtes donc avertis. Lançons-nous donc.
La ville
Wow. Berlin est une belle ville. Vraiment. Tout d’abord, il y a de la place (ma blonde me reconnaîtra pour mon amour des grands espaces ?) et les parcs ainsi que les cours d’eau se marient harmonieusement avec l’espace urbain. L’architecture est aussi magnifique : on y trouve de vieux monuments côtoyant des bâtiments très neufs et d’avant-garde. Ce qui est vraiment impressionnant, c’est aussi de voir le potentiel de la ville : son développement ne semble pas limité comme l’est celui de Montréal et New York. Il y a des mentions partout de plusieurs projets, mais ce n’est pas New York dans les années 2000 où la moitié de la ville était éventrée et un gratte-ciel sur deux recouvert de grandes toiles de rénovation.
Transport et Pollution
Il y a peut-être du smog au pire de l’été à Berlin (je n’en ai aucune idée), mais j’ai VRAIMENT été impressionné par la ville à ce niveau. Je n’ai jamais senti que les voitures étaient reines de la ville malgré les rues parfois très larges. Il est facile de traverser d’immenses intersections, même si les feux piétonniers sont un peu traîtres (ils passent du vert au rouge très rapidement sans avertissement… mais les automobilistes sont tout sauf agressifs).
Les vélos sont définitivement les rois de la ville (plus que les piétons). Ils ont de grandes pistes juste pour eux et il n’est pas rare de voir des gens âgés de plus de 60 ans se promener en vélo (mais les plus vieux vélos semblent être conduits par les jeunes!!! Il y a des trucs que je ne pensais jamais revoir à part dans un musée… et dire que ça roule encore…).
Le transport en commun est hallucinant (suis-je étonné? Non, je savais que j’étais en Europe quand même). Il y a des trains qui sillonnent toute la ville (c’en est même à se demander si ça ne finira pas par nuire au développement tellement il y a des chemins de fer partout) et à chaque station où j’ai été, il y avait des panneaux indicateurs qui annonçaient les prochains trains (un genre de Berri-UQÀM sur tout le réseau…).
La ville est généralement propre, mais j’ai déjà vu mieux (même certains coins à New York sont plus nettoyés que les places que j’ai visitées).
La langue
HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. Pour moi, c’est une toute nouvelle expérience que de ne RIEN comprendre, que ce soit à la lecture où à l’écoute. En débarquant à Frankfort, j’ai eu le choc culturel de ma vie. Particulièrement une fois rendu à la station de train où je ne comprenais vraiment rien et où je devais me démerder pour savoir quel train je prenais et où je devais aller!
Durant mon voyage, deux fois sur trois où j’ai voulu utiliser une machine à vendre des billets de train, la machine m’a donné des messages d’erreur en allemand (alors que j’avais spécifié la langue anglaise…). Déjà qu’un message d’erreur est rarement utile, celui là battait des records (j’ai eu une pensée pour ces programmeurs chez SAP qui commentaient leur code en allemand… les méchants). Une autre fois, une madame dans un comptoir d’information m’a gesticulée où me rendre parce qu’elle ne parlait pas anglais. Mais le pire je pense, c’est vraiment de se retrouver à quelque part (ex : l’immense gare centrale de Berlin) et de ne pas pouvoir lire un plan parce qu’on ne comprend pas les mots. Par exemple, localiser la sortie est très difficile quand on ne sait pas que c’est « Ausgang ». Au moins, au Canada et aux États-Unis, les sorties sont clairement indiquées (généralement, séparément des autres indications et en rouge ou au pire, en vert). Mais pas à Berlin! Ausgang est souvent mélangée à d’autres indications, parfois aucune couleur ne distingue ce mot, ou parfois, c’est une couleur arbitraire (ex : jaune). Oui oui, je sais, en suivant la foule, on trouve la sortie. Mais si je suivais la foule, je ne pourrais pas me compliquer autant la vie et la relater dans ce blogue! Non mais…
Habituellement, les Allemands répondent avec un très large sourire quand on les remercie avec Danke (je ferais la même chose avec un touriste au Québec). Par contre, certains changent un brin d’attitude quand je commence à parler en anglais et je trouve ça un peu dommage.
Alors voilà pour mon jour 1! Demain, je vous raconterai peut-être mes péripéties à Checkpoint Charlie!